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Râbi'a al-Adawiyya
Le samâ' ou audition spirituelle
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La qassida, alchimie de l’amour

Si la poésie et le chant constituent les deux réalités du samâa, les soufis, au sein du large éventail du genre poétique arabe, ont surtout privilégié la qassida. En effet, celle-ci, de par sa structure propre, correspond à l’élan de l’amant en quête de sa bien-aimée, les soufis voyant dans cet élan le symbole de la quête spirituelle. Si l’on traduit littéralement le mot arabe qassida, on trouve le sens suivant : « celui qui se dirige vers… », sous entendu celui qui se dirige vers son Bien-Aimé.

En tant que genre poétique, la qassida s’articule autour de deux pôles qui vont s’opposer l’un à l’autre : d’abord, ce que l’on quitte, et ensuite, ce vers quoi on se dirige. Les soufis ont transposé cette dialectique du voyage, si cher à l’imaginaire des bédouins du désert, à celle du voyage intérieur. Ainsi, les vers d’un poème constituent autant de haltes que l’aspirant à la Vérité est invité à parcourir avant de poursuivre son chemin.

Il existe essentiellement deux types de mélodies que les soufis ont adoptées pour déclamer les poésies : le genre Moghrabi et le genre Sharqi. Le premier est originaire du Maghreb et contient plusieurs variantes comme le Gharnati et l’Andaloussi. Le second provient du Moyen-Orient, réputé pour ses mouwashahat. Ces deux genres musicaux ont des gammes communes et des gammes qui leur sont propres.

En intégrant la progression propre à la qassida et les règles musicales propres aux mélodies arabes, le samâa soufi conduit le participant vers cette expérience tellement désirée qui est celle de la proximité de la présence divine.